L'organisation de la filiere caprine en Poitou-Charentes-Vendée

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Reseau de fermes de references caprines

Contact: Nicole BOSSIS,

Institut de l’Elevage BP 50 0002 86 550 MIGNALOUX BEAUVOIR

Tél. 05.49.44.74.94 e-mail : nicole.bossis@inst-elevage.asso.fr:

Site Internet : www.inst-elevage.asso.fr

Le travail du réseau d’élevage est de fournir aux différents utilisateurs (éleveurs, techniciens, responsables professionnels,…) des références, outils de diagnostic et d’aide à la décision pour anticiper et accompagner l’évolution des exploitations caprines.

Ces informations sont collectées par des techniciens départementaux (chambres d’agriculture, contrôles laitiers). Elles permettent de mieux comprendre l’évolution des pratiques et de proposer des pistes pour l’adaptation des systèmes.

Des résultats chiffrés par système mais aussi des données d’études thématiques sur des sujets d’actualité sont alors diffusés.

Photo : Pierre Styblinski

Le réseau d’élevage, c’est :

  • 6 départements
  • 60 exploitations suivies par des ingénieurs départementaux (Chambres d’Agricultures et Contrôle Laitier) et un coordinateur de l’Institut de l’élevage
  • Une action menée dans le cadre des programmes de l’Association Régionale Caprine Poitou-Charentes et du GIE Lait-Viande Pays de la Loire

Les travaux en cours :

  • Synthèse des données technico-économiques de 60 élevages
  • Réactualisation des cas types
  • Proposition d’un catalogue d’outils méthodologiques et de diagnostics sur divers sujets (économie, sanitaire, travail, communication, relations humaines, autonomie, durabilité…)
  • Etat des lieux des consommations d’énergie (économies d’énergie, d’eau, énergies renouvelables, optimisation de l’alimentation azotée, tourteaux de colza, protéagineux, légumineuses….)
  • Accompagnement d’éleveurs souhaitant développer leurs surfaces en herbe
  • Accompagner les travaux engagés sur la transmission et l’installation des jeunes
  • Participation à l’étude « travail » FNEC/ADAR.

Zoom sur des rEsultats de travaux de recherche : l’Etude « Autonomie Alimentaire »

Un état des lieux de l’autonomie alimentaire a été réalisé dans 38 exploitations du Réseau d’Elevage Caprin de Poitou-Charentes et Pays de la Loire.

 

Résultats : Autonomie 61 % en énergie, 45 % en azote

Deux tiers des élevages ont une autonomie supérieure à 90 % en fourrages et un peu plus de 30 % se situent à moins de 85 %. Mais si on considère les déshydratés comme des fourrages, alors le niveau d’autonomie descend à 77 %. Seul un éleveur sur 6 n’utilise pas de déshydratés. Les autres en consomment en moyenne 170 kg par chèvre par an. Dans un quart des élevages, la quantité utilisée est inférieure à 90 kg par chèvre par an, à l’inverse 13 % sont à plus de 300 kg.

L’autonomie en concentrés est faible. Près d’un quart des élevages achète la totalité de ses concentrés. Pour les autres, la dispersion est grande, de moins de 20 à plus de 80 % d’autonomie.

Vers plus d’autonomie alimentaire

1. Plus de fourrages de qualité et moins de déshydratés

Stocker au moins 800 kg de MS fourrage par chèvre par an, viser 8 à 10 chèvres par hectare de surface fourragère. Le repère de chargement est bien sûr à moduler suivant le contexte pédoclimatique de l’exploitation, la possibilité ou non d’irriguer. Si les éleveurs ne disposent pas de ces surfaces, l’autonomie peut s’envisager de façon plus collective. Au delà de la quantité, le fourrage offert au troupeau doit être de qualité pour réduire les achats de concentrés et déshydratés. Pour la gérer au mieux, certains éleveurs ont investi dans un séchoir en grange, d’autres ont opté pour le pâturage. Des pratiques comme la combinaison d’espèces fourragères, la combinaison d’animaux sur l’exploitation voire même avec les voisins …peuvent être mises en place. 

2. Utiliser ses céréales pour améliorer son autonomie en énergie suppose de pouvoir investir un peu de capital dans le stockage des céréales et dans leur transformation. Si cette pratique occasionne un peu de travail supplémentaire, elle est techniquement facile à maîtriser et est économiquement très rentable.

3. Optimiser les quantités de concentrés utilisés 

C’est une étape souvent oubliée. En système ensilage de maïs et foin et luzerne par exemple, les concentrés ne devraient pas dépasser 300 g au litre de lait.

4. Améliorer son autonomie en azote 

  • En utilisant davantage d’herbe : Les systèmes "herbe" (pâturage, vert…) produisent des fourrages dont les valeurs sont à peu près équilibrées en énergie et en matières azotées. En plus l’introduction du pâturage ou de l’affouragement en vert permet de réduire les quantités de foin à stocker et d’assurer ainsi des stocks de meilleure qualité.
  • En cultivant des protéagineux pour remplacer du correcteur : l’intérêt économique de cette pratique dépend de l’aptitude des sols et des potentiels de rendement pour ces cultures. Il est également fonction du prix des correcteurs azotés du commerce. En lupin, par exemple, il faudrait atteindre au moins 30 quintaux/ha pour que cette alternative soit économiquement favorable.