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Institut National de la Recherche Agronomique
Unite Experimentale d’Insemination Caprine et Porcine

INRA - UEICP 86480 Rouillé

Contact : M. Philippe Guillouet, M. Bernard LEBOEUF,  tel : 05 49 89 00 86

E-mail : bernard.leboeuf@lusignan.inra.fr -
Site: http://www.poitou-charentes.inra.fr

Station expérimentale : - 40 boucs (technologie de la semence) - 150 chèvres de race alpine (nutrition et reproduction)

L’UEICP (Unite Experimentale d’Insemination Caprine et Porcine) est une unité de recherche finalisée dont l’activité est la mise au point et le transfert de nouvelles technologies pour la reproduction dans les espèces caprine et porcine. Nos domaines d’activité comprennent la production, l’évaluation et la technologie de la semence, la préparation des femelles pour une conduite en lots synchronisés, l’acte d’insémination, la technologie de l’embryon produit in vivo, le suivi précoce de gestation.

Les travaux en cours :

  • Maîtrise de la reproduction des chèvres par insémination
    • effet mâle et traitements lumineux
    • Etude des mécanismes d’inhibition de l’activité lipase du sperme
    • Préservation du pouvoir fécondant de la semence fraîche sur trois jours pour la réalisation d’IA génétiques, en complément de la semence congelée.
  • Etudes sur l’amélioration de la fertilité à l’insémination caprine
    • Etudes sur les voies d’amélioration de la fertilité après insémination chez la chevrettes
    • Etude de la fertilité après insémination selon la race des chèvres et des boucs d’IA
    • Etude des interactions entre la supplémentation lipidique et le génotype sur la qualité nutritionnelle du lait de chèvre
    • Etude sur les relation entre qualité in vitro et fertilité après insémination des éjaculats. L’objectif est d’optimiser le choix des éjaculats pour l’insémination.

Zoom sur le traitement lumineux, effet bouc et insémination des chèvres

Le conditionnement lumineux associé à l’effet bouc constitue une voie alternative aux traitements hormonaux pour l’insémination des chèvres en dehors de la saison sexuelle.

Depuis 1999 l’Unité Expérimentale d’Insémination Caprine et Porcine de l’INRA de Rouillé (UEICP) conduit des expérimentations chez 4 éleveurs du réseau expérimental pour mettre au point une nouvelle technique combinant l’insémination après induction et synchronisation des oestrus hors saison sexuelle (mai). Cette technique est basée sur le conditionnement lumineux (90 jours artificiels donnés entre décembre et mars) et l’effet mâle (introduction des boucs munis de tabliers marqueurs, après 60-70 jours naturels).

Après l’introduction des boucs, les chèvres ont une première ovulation dans les 24 heures, suivie dans 90% des cas d’un cycle court de 5-8 jours avant une deuxième ovulation. Dans cette situation, la première ovulation ne peut pas être suivie d’une gestation. Dans une première série d’essais, pour éviter l’apparition d’un premier cycle anormal (cycle court), les chèvres ont reçu un progestagène : éponge vaginale imprégnée de 45 mg de FGA, pendant 11 jours. Elle a été retirée au moment de l’introduction des boucs. Dans ces conditions provisoires, seule la PMSG a été remplacée par l’effet bouc.

Les chèvres ont été inséminées en semences congelées selon différentes modalités : 1 ou 2 IA à différents moments. Quand l’insémination a été réalisée 12-24 heures après le marquage de l’oestrus, la fertilité (ou taux de mises bas) était de 72% (n=137 chèvres). Nous avons également testé 2 inséminations systématiques 52 et 70-75 heures après le moment de l’introduction du bouc. Dans ce cas la fertilité a été de 73% (n=342). Enfin nous avons comparé 2 inséminations (à 52 et 75 heures) et 1 seule insémination (à 52 heures). La fertilité n’a pas différé entre les 2 modalités d’insémination. Elle a été respectivement de 54% (n=156) et 62% (n=154). La plus faible fertilité de ce dernier essai provient d’une faible réponse des chèvres dans l’un des 4 élevages due à une erreur d’éclairage.

Depuis l’année 2004, les protocoles expérimentaux mis en place dans les 4 mêmes élevages ont pour objectif d’évaluer la réponse des chèvres à l’effet bouc sans progestagène. Dans ces conditions les chèvres sont inséminées à la deuxième ovulation, du 6ème au 8ème jour après l’introduction des boucs équipés de tabliers. Un premier bilan de ces essais sera réalisé début 2007.

Les éleveurs de chèvres ont donc maintenant la possibilité, en relation avec leurs coopératives, de réaliser une insémination courant mai sur des lots de chèvres sans utilisation d’estrumate et de PMSG. Ces IA de Mai sont programmables à l’avance en fixant le jour et l’heure d’introduction du bouc pour l’effet mâle.