L'organisation de la filiere caprine en Poitou-Charentes-Vendée

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Agence Francaise de Securité Sanitaire des Aliments

site de Niort, Laboratoire d’Etudes et de Recherches Caprines (LERC)

 

60, rue de Pied-de-Fond, BP 3081, 79012 Niort Cedex

Tél 05 49 79 61 28 - fax 05 49 79 42 19

E-Mail : c.chartier@niort.afssa.fr; Site: www.afssa.fr

Contact : Christophe Chartier, directeur

Le laboratoire étudie les principales maladies des chèvres ainsi que l'hygiène et la qualité des produits laitiers caprins. Au travers d'un service d'autopsie et de diagnostic destiné aux éleveurs, le laboratoire assure une activité d'épidémio-surveillance à l’échelle de la région. Il développe des activités de recherche appliquée et d'appui scientifique et technique dans quatre principaux domaines : virologie moléculaire, épidémiologie et contrôle du parasitisme, contaminants du lait et maladies bactériennes, tremblante. Le LERC est laboratoire national de référence pour le CAEV. Le laboratoire dispose d’une animalerie expérimentale pour 50 chèvres adultes.

AFSSA niort

Les travaux en cours :

  • En virologie : étude des souches virales pour le CAEV et le Visna-Maedi (lentivirus) ; passage inter-espèces ; facteurs de virulence des lentivirus des petits ruminants ; amélioration des outils diagnostiques.
  • En parasitologie : méthodes alternatives aux anthelminthiques dans la lutte contre le parasitisme par les strongles chez la chèvre ; gestion de la résistance des strongles aux anthelminthiques en élevage caprin ; épidémiologie de la cryptosporidiose du chevreau.
  • En bactériologie : mycoplasmoses caprines (outils de diagnostic, épidémiologie) ; paratuberculose caprine.
  • En tremblante : distribution du prion dans les tissus et épidémiologie de la tremblante chez les caprins ; résistance génétique des caprins à la tremblante

Zoom sur le contrôle biologique des strongles gastro-intestinaux

La grande fréquence des strongles résistants aux antiparasitaires en élevage caprin oblige à rechercher des méthodes alternatives aux traitements chimiques et à évaluer leur efficacité.

Une de ces méthodes, l’utilisation d’un champignon microscopique (Duddingtonia flagrans), prédateur des larves de nématodes parasites dans les fèces, a été testée au laboratoire (incorporation des spores dans l’alimentation des animaux).

Les travaux menés en 2003 et en 2004 avaient démontré l’efficacité, en conditions expérimentales, de cette méthode pour réduire le nombre de larves infestantes qui se développent dans les matières fécales, alors que les résultats obtenus en élevage étaient modestes. En 2004-2005, l’évaluation de l’activité comparée de ce champignon sur 3 espèces courantes de strongles a montré des variations de piégeage dépendant de la température, du temps de coproculture et des espèces de nématodes avec des possibilités d’échappement des parasites dans la phase initiale de développement à 4 jours.

Un second volet a porté sur la recherche d’effets indésirables de D. flagrans sur des espèces non-cibles, et en particulier, sur les nématodes libres du sol et sur la faune coprophage. Les expérimentations conduites de 2003 à 2005 par dépôts de fèces sur la pâture et dénombrement et identification des nématodes libres du sol, n’ont pas permis de mettre en évidence d’effets indésirables pour des doses allant jusqu’à 10 fois la dose standard, que ce soit sur la vitesse de dégradation des fèces ou sur les populations de nématodes libres. L’étude portant plus spécifiquement sur un coléoptère coprophage n’a pas montré non plus d’impact de la présence du champignon sur le taux d’émergence de cet insecte.

L’ensemble de ces travaux permet de conclure à l’absence d’effets indésirables sur l’environnement, au moins à court terme, dus à l’utilisation de ce champignon dans le contrôle biologique des strongles gastro-intestinaux.