Les autres races regionales

La race corse

Chèvre corse

Chèvre Corse

Photo : Institut de l'Elevage

Tout au long de son histoire à rebondissement, la Corse a abrité cette race de chèvres qui au même titre que les autres races animales et domestiques corses, fait partie de la vie quotidienne du monde rural. Quelle est la famille de la montagne qui n’a pas ou n’a pas eu quelques chèvres corses pour ne pas dire un troupeau ?

Les spécialistes disent que la race Corse n’est pas vraiment une race à part, mais qu’elle fait partie du groupe des races alpines. Il s’agit en fait d’une race que l’on rencontre un peu partout en Méditerranée, Corse, Sardaigne et Sicile ou sur le littoral méditerranéen dès qu’il est montagneux.

La race Corse est de petit format ; le bouc mesure 75 cm au garrot et pèse de 50 à 60 kg, la chèvre atteint 65 cm au garrot et un poids maximum de 45 kg. Physiquement elle a toutes les caractéristiques d’une race montagnarde : un corps bien musclé, des membres solides. La tête, avec ou sans barbiche, porte des cornes rondes assez écartées. Quant à la couleur de la robe qui est à poils mi-longs ou longs, toutes les couleurs unies ou polychromes sont admises. A noter que la toison forme une sorte de manteau long retombant sur les flancs. Quant à la mamelle, son enveloppe est relativement rigide, étant plus faite pour la traite manuelle que mécanique.

La principale qualité de la race Corse est sa rusticité, elle s’assume seule, vivant en totale liberté, mettant bas avec une grande facilité, étant fidèle au rendez-vous quotidien de la traite. C’est une race montagnarde au pied sûr, au sens de l’orientation très développé. Les troupeaux vivent quasiment toute l’année en plein air et en élevage extensif. Ils montent sur les hauteurs durant la belle saison et font des dizaines de kilomètres pour regagner les vallées en octobre. Les autres qualités se résument en peu de mots : la race fournit les bergers en produits servant à leur quotidien. Moyenne laitière, son lait sert surtout à la fabrication des fromages ; c’est un lait particulièrement riche en protéines et en matières grasses. Et puis il y a la coutume du cabri de Noël, un cabri de lait qui est un plat traditionnel corse plus prisé que l’agneau.

La race créole

Chèvre Créole

Photo : INRA

L’histoire de la race caprine créole se confond avec celle des peuples noirs africains qui furent embarqués et vendus dans les îles des Antilles et des Caraïbes par des négriers à l’époque du commerce triangulaire. La race caprine d’Afrique tropicale occidentale fut du voyage. Les boucs et chèvres furent ramassés et vendus en même temps que les esclaves. Les bêtes servaient à nourrir les prisonniers durant les traversées.

La Créole est une race de petit format, on dit même souvent que c’est une race naine. Le poids moyen des mâles est d’environ 40 kg, celui des femelles de 30 kg. La coloration de la robe est très variable : du noir au chamoisé en passant par le gris, le beige, le brun, le blanc et les polychromes. Elevé principalement en pâturage, le cabri créole présente des caractères d’adaptation exceptionnelle au climat tropical. Il n’existe pas de saison sexuelle marquée, et les femelles ont un rythme de 3 mises bas sur 24 mois.

Chèvre des Fossés

Chèvre des Fossés

 

En Guadeloupe, la race est avant tout une race à viande et les bêtes de tout âge sont mises sur le marché, d’abord comme viande mais également comme animal de sacrifice et, dans les deux cas, le prix de la bête est élevé, voire très élevé pour un caprin. La communauté d’origine indoue est grande consommatrice, elle prépare la recette du colombo. Elle achète également des boucs pour des cérémonies de sacrifice.

En métropole, la race fait la joie des enfants dans les parcs animaliers.

La chèvre des fossés

Population de chèvres à longs poils bien adaptées à l’humidité vit le long des talus et des fossés du bocage de l’Ouest (Bretagne, Mayenne, Basse Normandie). Un troupeau sauvage est présent au cap de La Hague.

Chèvre du Massif Central

Chèvre du Massif Central

Photo : Institut de l'Elevage

 

La chèvre du Massif Central

La race aujourd’hui appelée du Massif Central a pour origine le Massif Central dans toute son étendue, ce qui veut dire depuis les Cévennes au sud et le Morvan au nord, du plateau des Millevaches à l’ouest et le Velay à l’est.

C’est une chèvre de gros format, trapue, osseuse souvent cornue. Sa robe à poils longs ou mi-longs peut être de toutes les couleurs (café au lait, noire, blanche, pie). Les robes noires de type « Poitevines », c’est-à-dire à poils longs avec deux bandes blanches sur le nez et le ventre blanc sont les plus fréquentes.

Calmes et robustes, les chèvres du Massif Central étaient souvent gardées en petits troupeaux avec les vaches, leur lait était utilisé pour la fabrication de petits fromages domestiques, parfois en mélange avec du lait de vache, une activité qui était surtout l’apanage des femmes.

Notre poitevine locale serait un rameau de cette race. Depuis 1997, une équipe de passionnés s’est constituée en association (FERME) pour maintenir son effectif. Un premier inventaire de chèvres typées Massif Central a retenu 120 chèvres et 20 boucs.

La chèvre provençale

Chèvre provencale

Photo : Institut de l'Elevage

Cette race locale a vécu et vit encore sur les massifs et plateaux calcaires chers à Giono et à Pagnol. C’est une chèvre sédentaire, polychrome à poils mi-longs. La couleur dominante de la robe est noire, mais elle peut être plus claire et même polychrome. La grande majorité des bêtes, boucs et chèvres porte des cornes recourbées vers l’arrière et les oreilles sont tombantes.

La provençale est une race rustique parfaitement adaptée au milieu où elle vit, supportant bien les fortes chaleurs, mettant en valeur des terres arides, se contentant de fourrages grossiers, pouvant marcher de longues heures sur un sol difficile. C’est une race mixte (lait et viande) qui peut également entretenir les pare-feux dans une région où les incendies font d’énormes ravages. L’effectif actuel est maigre, il représente tout juste 2 000 têtes. La race bénéficie aujourd’hui du soutien du groupement de recherche et de développement sur le patrimoine génétique de la région Provence Alpes Côte d’Azur.

 

La race Rove

Chèvre Rove

Chèvre Rove

Photo : Institut de l'Elevage

C’est une localité de la chaîne de l’Estaque, près de Marseille, le Rove qui a donné son nom à cette race de chèvre esthétique et rustique. Elle était appréciée de deux types d’éleveurs :

D’une part, les chevriers du Rove qui fabriquaient à partir de son lait la célèbre « brousse du Rove », fromage très apprécié à Marseille et dans toute la région. Ils vendaient aussi les chevreaux dont la viande au goût savoureux, était très recherchée des connaisseurs. D’autre part, les bergers transhumants de Provence l’utilisaient pour conduire le troupeau. Aujourd’hui, encore, les « boucs menons »portent les plus fortes sonnailles. Ils se placent instinctivement en avant et conservent d’année en année un souvenir très précis des itinéraires. Ils font la piste en cas d’intempéries et permettent de « déchomer » le troupeau, c’est-à-dire d’assurer son départ même parmi les plus fortes chaleurs.

La chèvre de Rove naturellement peu agressive envers le mouton est souvent mêlée aux troupeaux ovins dans lesquels elle est utilisée pour élever les agneaux jumeaux ou orphelins.

Les cornes très développées chez les deux sexes sont de section comprimée, portées hautes, et montent en spirales dans l’axe du chanfrein. Chez le bouc, elles prennent une ampleur exceptionnelle et peuvent atteindre 1,20 m d’envergure. Les oreilles sont longues larges et inclinées vers le bas. La couleur de la robe est le plus souvent rouge mais elle peut être aussi noire, grise, blonde ou pie.

C’est une race extrêmement rustique. Elle présente une très bonne résistance physique aux parcours accidentés et se contente de terrains pauvres. Elle est une auxiliaire importante pour nettoyer les sous bois et lutter contre les incendies.

Il est difficile de connaître la population exacte de la race du Rove. On estime à environ 300 à 400 boucs et 1 500 chèvres. C’est aussi sans compter les animaux présents dans les fermes conservatoires, les parcs animaliers, les écomusées.

La chèvre pyrénéenne

Chèvre pyrénéenne

Photo : Institut de l'Elevage

Quand on parle de Pyrénées en ce qui concerne les caprins, il s’agit plus des Pyrénées Atlantiques et des Hautes Pyrénées que des Pyrénées Orientales. La population de chèvres pyrénéennes n’a jamais été chiffrée avant 1993. On estime à 2 000 têtes le nombre de chèvres pyrénéennes réparties dans une bonne centaine de troupeaux.

L’aspect des animaux est assez hétérogène. De couleur le plus souvent noire, la chèvre pyrénéenne peut avoir de petites ou grandes taches blanches, pour atteindre un parfait patron bicolore. Puis les taches blanches peuvent encore s’agrandir jusqu’à un blanc total. On trouve aussi des chèvres à poils « fougère sèche », « abricot » et même bleu. La tête triangulaire est bien sculptée, expressive. Les oreilles sont plus ou moins longues, tombantes ou pas, parfois pédonculées ou bouclées. Les cornes sont rectilignes en arrière ou à tendance lyre, il existe même des pyrénéennes mottes.

La majorité des élevages font du chevreau broutard dans un système de production extensif avec estive de mai à octobre-novembre. Ceux qui font du fromage en montagne apprécient la chèvre des Pyrénées pour sa résistance et sa sobriété. Grâce à son excellente adaptation à des reliefs très accidentés, elle permet également d’entretenir des espaces non mécanisables.

Races de Chèvre

Source : Institut de l'Elevage

Chèvres de pays

Créées par l’homme au fil des siècles, les races animales sont l’héritage de générations d’éleveurs, elles constituent donc un patrimoine à préserver et ont leur place dans certains systèmes d’élevages contribuant à la protection de l’environnement, ainsi qu’à l’entretien de l’espace rural. Dans le secteur caprin comme dans les autres productions animales, l’intensification de l’élevage et la recherche de la productivité laitière ont favorisé le développement dans toutes les régions de l’Alpine et de la Saanen qui ont supplanté les populations régionales traditionnelles en l’espace de quelques décennies

Reflet de la diversité des régions françaises et des systèmes de production, il existait en effet autrefois de nombreuses « races » ou populations locales plus ou moins identifiées : certaines existent encore avec parfois de petits effectifs (Poitevine, Rove, Pyrénéenne, chèvre du Massif Central, Provençale, chèvres de la Royal-Vésubie…). D’autres ont déjà disparu ou sont pratiquement en voie d’extinction (Blanche des Cévennes, Cou-Clair du Berry, chèvre des Albères, chèvre du Sundgau…).Les organismes ci dessous se mobilisent pour sauvegarder ces races :

 

POITEVINE                        Association pour la défense et le développement de la chèvre poitevine – A.D. D.C.P.

                                             Saint-Goard - 79160 Ardin

                                             Tél. 05 49 04 33 73

 

PYRENEENNE                 Conservatoire biologique régional, INRA SAD

                                             BP 27 - 31326 Castanet Tolosan Cedex

                                             Tél. 05 61 28 52 60 - Email : audiot@toulouse.inra.fr

 

ROVE                                 Association de défense des caprins du Rove

                                             La Borie Neuve - 30460 Lasalle

                                             Tél. 05 66 85 41 69

 

Chèvre du Massif Central FERME

                                             Gite de Sabadel - St Germain la Prade –

                                             43260 ST JULIEN CHAPTEUIL

                                             Tél. 04 71 08 43 07

 

Autres races                        Institut de l’Elevage

                                             149 rue de Bercy - 75 595 Paris Cedex 12

                                             Tél. 01.40.04.52.06 - Email : laurent.avon@inst-elevage.asso.fr

Terre des Chèvres

Les autres races regionales

La race corse

Chèvre corse

Chèvre Corse

Photo : Institut de l'Elevage

Tout au long de son histoire à rebondissement, la Corse a abrité cette race de chèvres qui au même titre que les autres races animales et domestiques corses, fait partie de la vie quotidienne du monde rural. Quelle est la famille de la montagne qui n’a pas ou n’a pas eu quelques chèvres corses pour ne pas dire un troupeau ?

Les spécialistes disent que la race Corse n’est pas vraiment une race à part, mais qu’elle fait partie du groupe des races alpines. Il s’agit en fait d’une race que l’on rencontre un peu partout en Méditerranée, Corse, Sardaigne et Sicile ou sur le littoral méditerranéen dès qu’il est montagneux.

La race Corse est de petit format ; le bouc mesure 75 cm au garrot et pèse de 50 à 60 kg, la chèvre atteint 65 cm au garrot et un poids maximum de 45 kg. Physiquement elle a toutes les caractéristiques d’une race montagnarde : un corps bien musclé, des membres solides. La tête, avec ou sans barbiche, porte des cornes rondes assez écartées. Quant à la couleur de la robe qui est à poils mi-longs ou longs, toutes les couleurs unies ou polychromes sont admises. A noter que la toison forme une sorte de manteau long retombant sur les flancs. Quant à la mamelle, son enveloppe est relativement rigide, étant plus faite pour la traite manuelle que mécanique.

La principale qualité de la race Corse est sa rusticité, elle s’assume seule, vivant en totale liberté, mettant bas avec une grande facilité, étant fidèle au rendez-vous quotidien de la traite. C’est une race montagnarde au pied sûr, au sens de l’orientation très développé. Les troupeaux vivent quasiment toute l’année en plein air et en élevage extensif. Ils montent sur les hauteurs durant la belle saison et font des dizaines de kilomètres pour regagner les vallées en octobre. Les autres qualités se résument en peu de mots : la race fournit les bergers en produits servant à leur quotidien. Moyenne laitière, son lait sert surtout à la fabrication des fromages ; c’est un lait particulièrement riche en protéines et en matières grasses. Et puis il y a la coutume du cabri de Noël, un cabri de lait qui est un plat traditionnel corse plus prisé que l’agneau.

La race créole

Chèvre Créole

Photo : INRA

L’histoire de la race caprine créole se confond avec celle des peuples noirs africains qui furent embarqués et vendus dans les îles des Antilles et des Caraïbes par des négriers à l’époque du commerce triangulaire. La race caprine d’Afrique tropicale occidentale fut du voyage. Les boucs et chèvres furent ramassés et vendus en même temps que les esclaves. Les bêtes servaient à nourrir les prisonniers durant les traversées.

La Créole est une race de petit format, on dit même souvent que c’est une race naine. Le poids moyen des mâles est d’environ 40 kg, celui des femelles de 30 kg. La coloration de la robe est très variable : du noir au chamoisé en passant par le gris, le beige, le brun, le blanc et les polychromes. Elevé principalement en pâturage, le cabri créole présente des caractères d’adaptation exceptionnelle au climat tropical. Il n’existe pas de saison sexuelle marquée, et les femelles ont un rythme de 3 mises bas sur 24 mois.

Chèvre des Fossés

Chèvre des Fossés

 

En Guadeloupe, la race est avant tout une race à viande et les bêtes de tout âge sont mises sur le marché, d’abord comme viande mais également comme animal de sacrifice et, dans les deux cas, le prix de la bête est élevé, voire très élevé pour un caprin. La communauté d’origine indoue est grande consommatrice, elle prépare la recette du colombo. Elle achète également des boucs pour des cérémonies de sacrifice.

En métropole, la race fait la joie des enfants dans les parcs animaliers.

La chèvre des fossés

Population de chèvres à longs poils bien adaptées à l’humidité vit le long des talus et des fossés du bocage de l’Ouest (Bretagne, Mayenne, Basse Normandie). Un troupeau sauvage est présent au cap de La Hague.

Chèvre du Massif Central

Chèvre du Massif Central

Photo : Institut de l'Elevage

 

La chèvre du Massif Central

La race aujourd’hui appelée du Massif Central a pour origine le Massif Central dans toute son étendue, ce qui veut dire depuis les Cévennes au sud et le Morvan au nord, du plateau des Millevaches à l’ouest et le Velay à l’est.

C’est une chèvre de gros format, trapue, osseuse souvent cornue. Sa robe à poils longs ou mi-longs peut être de toutes les couleurs (café au lait, noire, blanche, pie). Les robes noires de type « Poitevines », c’est-à-dire à poils longs avec deux bandes blanches sur le nez et le ventre blanc sont les plus fréquentes.

Calmes et robustes, les chèvres du Massif Central étaient souvent gardées en petits troupeaux avec les vaches, leur lait était utilisé pour la fabrication de petits fromages domestiques, parfois en mélange avec du lait de vache, une activité qui était surtout l’apanage des femmes.

Notre poitevine locale serait un rameau de cette race. Depuis 1997, une équipe de passionnés s’est constituée en association (FERME) pour maintenir son effectif. Un premier inventaire de chèvres typées Massif Central a retenu 120 chèvres et 20 boucs.

La chèvre provençale

Chèvre provencale

Photo : Institut de l'Elevage

Cette race locale a vécu et vit encore sur les massifs et plateaux calcaires chers à Giono et à Pagnol. C’est une chèvre sédentaire, polychrome à poils mi-longs. La couleur dominante de la robe est noire, mais elle peut être plus claire et même polychrome. La grande majorité des bêtes, boucs et chèvres porte des cornes recourbées vers l’arrière et les oreilles sont tombantes.

La provençale est une race rustique parfaitement adaptée au milieu où elle vit, supportant bien les fortes chaleurs, mettant en valeur des terres arides, se contentant de fourrages grossiers, pouvant marcher de longues heures sur un sol difficile. C’est une race mixte (lait et viande) qui peut également entretenir les pare-feux dans une région où les incendies font d’énormes ravages. L’effectif actuel est maigre, il représente tout juste 2 000 têtes. La race bénéficie aujourd’hui du soutien du groupement de recherche et de développement sur le patrimoine génétique de la région Provence Alpes Côte d’Azur.

 

La race Rove

Chèvre Rove

Chèvre Rove

Photo : Institut de l'Elevage

C’est une localité de la chaîne de l’Estaque, près de Marseille, le Rove qui a donné son nom à cette race de chèvre esthétique et rustique. Elle était appréciée de deux types d’éleveurs :

D’une part, les chevriers du Rove qui fabriquaient à partir de son lait la célèbre « brousse du Rove », fromage très apprécié à Marseille et dans toute la région. Ils vendaient aussi les chevreaux dont la viande au goût savoureux, était très recherchée des connaisseurs. D’autre part, les bergers transhumants de Provence l’utilisaient pour conduire le troupeau. Aujourd’hui, encore, les « boucs menons »portent les plus fortes sonnailles. Ils se placent instinctivement en avant et conservent d’année en année un souvenir très précis des itinéraires. Ils font la piste en cas d’intempéries et permettent de « déchomer » le troupeau, c’est-à-dire d’assurer son départ même parmi les plus fortes chaleurs.

La chèvre de Rove naturellement peu agressive envers le mouton est souvent mêlée aux troupeaux ovins dans lesquels elle est utilisée pour élever les agneaux jumeaux ou orphelins.

Les cornes très développées chez les deux sexes sont de section comprimée, portées hautes, et montent en spirales dans l’axe du chanfrein. Chez le bouc, elles prennent une ampleur exceptionnelle et peuvent atteindre 1,20 m d’envergure. Les oreilles sont longues larges et inclinées vers le bas. La couleur de la robe est le plus souvent rouge mais elle peut être aussi noire, grise, blonde ou pie.

C’est une race extrêmement rustique. Elle présente une très bonne résistance physique aux parcours accidentés et se contente de terrains pauvres. Elle est une auxiliaire importante pour nettoyer les sous bois et lutter contre les incendies.

Il est difficile de connaître la population exacte de la race du Rove. On estime à environ 300 à 400 boucs et 1 500 chèvres. C’est aussi sans compter les animaux présents dans les fermes conservatoires, les parcs animaliers, les écomusées.

La chèvre pyrénéenne

Chèvre pyrénéenne

Photo : Institut de l'Elevage

Quand on parle de Pyrénées en ce qui concerne les caprins, il s’agit plus des Pyrénées Atlantiques et des Hautes Pyrénées que des Pyrénées Orientales. La population de chèvres pyrénéennes n’a jamais été chiffrée avant 1993. On estime à 2 000 têtes le nombre de chèvres pyrénéennes réparties dans une bonne centaine de troupeaux.

L’aspect des animaux est assez hétérogène. De couleur le plus souvent noire, la chèvre pyrénéenne peut avoir de petites ou grandes taches blanches, pour atteindre un parfait patron bicolore. Puis les taches blanches peuvent encore s’agrandir jusqu’à un blanc total. On trouve aussi des chèvres à poils « fougère sèche », « abricot » et même bleu. La tête triangulaire est bien sculptée, expressive. Les oreilles sont plus ou moins longues, tombantes ou pas, parfois pédonculées ou bouclées. Les cornes sont rectilignes en arrière ou à tendance lyre, il existe même des pyrénéennes mottes.

La majorité des élevages font du chevreau broutard dans un système de production extensif avec estive de mai à octobre-novembre. Ceux qui font du fromage en montagne apprécient la chèvre des Pyrénées pour sa résistance et sa sobriété. Grâce à son excellente adaptation à des reliefs très accidentés, elle permet également d’entretenir des espaces non mécanisables.

Races de Chèvre

Source : Institut de l'Elevage

Chèvres de pays

Créées par l’homme au fil des siècles, les races animales sont l’héritage de générations d’éleveurs, elles constituent donc un patrimoine à préserver et ont leur place dans certains systèmes d’élevages contribuant à la protection de l’environnement, ainsi qu’à l’entretien de l’espace rural. Dans le secteur caprin comme dans les autres productions animales, l’intensification de l’élevage et la recherche de la productivité laitière ont favorisé le développement dans toutes les régions de l’Alpine et de la Saanen qui ont supplanté les populations régionales traditionnelles en l’espace de quelques décennies

Reflet de la diversité des régions françaises et des systèmes de production, il existait en effet autrefois de nombreuses « races » ou populations locales plus ou moins identifiées : certaines existent encore avec parfois de petits effectifs (Poitevine, Rove, Pyrénéenne, chèvre du Massif Central, Provençale, chèvres de la Royal-Vésubie…). D’autres ont déjà disparu ou sont pratiquement en voie d’extinction (Blanche des Cévennes, Cou-Clair du Berry, chèvre des Albères, chèvre du Sundgau…).Les organismes ci dessous se mobilisent pour sauvegarder ces races :

 

POITEVINE                        Association pour la défense et le développement de la chèvre poitevine – A.D. D.C.P.

                                             Saint-Goard - 79160 Ardin

                                             Tél. 05 49 04 33 73

 

PYRENEENNE                 Conservatoire biologique régional, INRA SAD

                                             BP 27 - 31326 Castanet Tolosan Cedex

                                             Tél. 05 61 28 52 60 - Email : audiot@toulouse.inra.fr

 

ROVE                                 Association de défense des caprins du Rove

                                             La Borie Neuve - 30460 Lasalle

                                             Tél. 05 66 85 41 69

 

Chèvre du Massif Central FERME

                                             Gite de Sabadel - St Germain la Prade –

                                             43260 ST JULIEN CHAPTEUIL

                                             Tél. 04 71 08 43 07

 

Autres races                        Institut de l’Elevage

                                             149 rue de Bercy - 75 595 Paris Cedex 12

                                             Tél. 01.40.04.52.06 - Email : laurent.avon@inst-elevage.asso.fr