Le logement des caprins

L’évolution de la structure de l’élevage vers la rationalisation et la spécialisation s’est également exprimée au niveau de l’hébergement des caprins. Les locaux d’élevage constituent, après l’alimentation, un second affranchissement du milieu naturel pour les éleveurs. Ils définissent un environnement protégé pour les chèvres. A ce titre, les conditions d’ambiance et d’hygiène doivent y être respectées afin d’assurer un confort optimum des animaux.

logment caprins

Photo : Pierre Styblinski

Comme  pour l’alimentation et la technique de traite, c’est la taille des troupeaux qui a conduit les éleveurs a construire des bâtiments réservés exclusivement aux chèvres. Traditionnellement, les chèvres étaient logées dans de vieilles étables aménagées sommairement où elles restaient fréquemment à l’attache. Au milieu des années 80, on ne comptait encore qu’un tiers de bâtiments construits pour les chèvres. A présent, les chèvreries respectent des normes de surface paillée (1,5 m2/chèvre) et de volume (10 m3/chèvre), une ventilation efficace par des surfaces d’entrée et de sortie d’air adéquates, ainsi qu’un éclairage optimum des zones de vie.

Les chèvres sont actuellement en stabulation en un seul ou plusieurs lots et chacune doit avoir une place à l’auge sans crainte de concurrence.

Des aires extérieurs d’exercice peuvent jouxter la chèvrerie. La pratique d’un pâturage maîtrisé optimise encore ces conditions de vie. L’éleveur se doit enfin d’enlever régulièrement le fumier des animaux et pailler quotidiennement l’aire de vie.

Les bâtiments veillent donc à reconstituer au mieux les conditions naturelles des animaux en les préservant des aléas climatiques et en limitant au mieux tout stress.

Ils doivent répondre par ailleurs à une organisation rationnelle du travail de l’éleveur.